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Magazine Dijon

Automne 2017

 N°72
 
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Alimentaire, mon cher Dijon ! Ei si la mutation des commerces en ville était bonne pour notre santé morale et physique ?

Restos nouveaux, épiceries à thème, bars de jour plus que de nuit, artisans chocolatiers, amoureux du bio et du bon, et vous aussi, qui faites moins dans le bio mais voulez bien faire, on vous aime !


Alimentaire, mon cher Dijon

Le commerce réinvente l’alimentaire au centre ville

■ par Philippe « encore un coup de » Maître

Nostalgie ? Les carambars de l’épicerie de la rue Verrerie, les gâteaux de chez Michelin rue de la Liberté, le Point Central rue du Bourg, le café du Lion au centre dauphine… Ces enseignes qui ont marqué notre enfance ont disparu, victimes des changements de modes de consommation, de l’arrivée des grandes surfaces, de l’expansion des lotissements dans les communes périphériques dans les années 70/80.
Le retour de « l’alimentaire » au centre-ville ces dernières années marque un nouveau bouleversement dans la vie des citadins. Les supérettes sont de retour, désormais sous enseigne de la grande distribution (Carrefour, Casino). De nouvelles pâtisseries voient le jour (Pourrier – rue Musette). Même Vannier, le grand ancien, avec désormais trois points de vente, a changé de look. De nouveaux bars, de nouveaux restaurants, de nouveaux lieux de rencontre…
Des bars à jeux vidéos ou de société (Terra Ludica – rue Chaudronnerie ), des bars à vins, à rhum (Barberousse – rue Jean-Jacques, enfin rue Vannerie, car l’entrée a changé, pour éviter les nuisances sonores !) ou à bières (The Craft Beer Café – place de la République), des salons de thé (Morning Glory – rue des Godrans) ou encore des boutiques spécialisées (Macarons de folies- rue Piron, Marc Ogé – rue Jean-Jacques… encore, Le Goût du Sens – rue Monge) et des restaurants qui proposent plus qu’une assiette (Les Fils à Maman – rue Amiral Roussin, Alfred Burgers – rue Monge, Au Bonnet d’Âne – boulevard Clémenceau), sans parler des terrasses qui ne cessent de pousser, sinon de fleurir… De quoi boire et manger pour tous les goûts (Poulaillon – rue de la Liberté).

Alors, rien de neuf ? Un simple retour en arrière ?

Oui et non. Oui, parce que le retour du commerce de proximité est un phénomène qui va encore s’amplifier dans les années qui viennent. Encore une fois, c’est une modification de la société qui en est le principal moteur. De plus en plus de familles recomposées, de personnes âgées et de personnes seules… Exit les courses de trois heures dans les temples de la consommation de masse : on préfère son commerçant habituel proche de chez soi. Et surtout, la qualité est préférée à la quantité. C’est aussi le boom du BIO (Nature House – rue Chaudronnerie et avenue du Drapeau), avec une croissance à deux chiffres en France, des épiceries fines et des modes de consommation alternative (Day by Day – place Notre Dame).
Cependant, il ne faut pas se tromper, le commerçant le plus proche de chez soi est désormais dans sa veste ou dans son sac à main. Avec son smartphone, on peut commander à peu près tout ce dont on a besoin. Sans sortir de chez soi, de son travail ou sur la terrasse à l’heure du déjeuner. Toutefois, les habitudes alimentaires ne passent pas encore sur internet. Pour preuve, les « drive » ne décollent pas. En revanche, les secteurs du textile et de la culture sont beaucoup plus impactés par le e-commerce ou le m-commerce.
Ceci explique la modification du paysage du commerce traditionnel du centre-ville.

Nouvelle vague, nouveaux conseils

Enfin, ce n’est pas un simple retour en arrière car le commerce doit se réinventer à travers de nouveaux concepts qui donnent un sens à la consommation : créer l’événement, communiquer sur les réseaux sociaux, miser sur la vague du retour aux années 70 (Les Fils à Maman - rue Amiral Roussin), sur le made in France (Chouette France – rue Bossuet), ou encore le locavore, être un point de rencontre des générations, des communautés (jeux vidéos) et des centres d’intérêt. Le client veut être surpris, il veut de la nouveauté, du conseil, du lien social et une belle histoire. Bientôt une brasserie artisanale ‘made in Dijon’…
À quand une Fête de la Bière, un circuit des bars à bières existant déjà (merci au guide Le Duke !).
Ainsi, de nouvelles enseignes cherchent à s’implanter dans les centres-villes. Même les pure-players, à l’instar de l’enseigne Paul Marius – rue Piron, cherchent des relais de croissance avec l’ouverture de boutiques : présence physique indispensable avec une stratégie de ventes croisées sur tous les canaux de distribution.
Et le centre-ville, c’est un magnifique laboratoire pour créer, expérimenter de nouveaux concepts, sur des surfaces plus petites que dans les centres commerciaux et avec des loyers moins élevés – tant que les foncières n’investiront pas les rues piétonnes ! C’est un tourbillon créatif : pas une semaine sans une nouvelle installation.
Bref, rien de nouveau. Mais c’est une vraie révolution. ■


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