65
Magazine Dijon

hiver 2015

 N°65
 
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01

par Gérard Bouchu

À la vie, à l’amour

Il y a un peu plus de 15 ans déjà, pour Bing-Bang, un journal gratuit que personne ne connaissait, le futur maire de Dijon faisait un point sur les projets qu’il avait pour sa ville. L’an I du XXIe siècle nous faisait rêver ensemble. Délirer, même.
Au fil des années, Bing Bang a suivi, avec humour et beaucoup d’amour aussi, l’évolution de la ville et de la politique urbaine envisagée, sans jamais trop s’intéresser à la politique politicienne. On a fêté le tram, on a inauguré un nouveau musée des Beaux-Arts, on a marché ensemble pour Charlie...


13 novembre 2015. Enfant tenant le drapeau français

Étrange année 2015, démarrée autour d’une longue marche en ville, main dans la main, vision optimiste d’une communauté réunie face au refus d’une nouvelle forme de barbarie. Puis il y a eu la maladie d’Alain Millot et le sentiment d’une ville toute entière affaiblie. Et, bien sûr, le retour (in)attendu de François Rebsamen, la reconnaissance de l’Unesco, les annonces de grands travaux...
Ce numéro hivernal, on l’a imaginé avant que des événements sanglants ne viennent renouer un dialogue entre les Français, interrompu durant des mois. Avant même que le drame parisien ne nous force à nous interroger encore plus sur nos vies, nos villes...
La ville de nos « VOEUX »... et celle que l’on ne veut (surtout) pas voir naître, tel était le sujet de ce numéro 65.
D’où l’intérêt évident, 15 ans après, d’une nouvelle rencontre avec François Rebsamen, à l’heure où l’on a plus que jamais besoin d’un maire qui assure et rassure à la fois.

Un maire souvent présenté par ses proches comme un visionnaire et qu’on était à la fois heureux et inquiet de retrouver, avouons-le. Dieu sait (quel que soit le nom qu’on lui donne) qu’on a plus que jamais besoin d’une vision d’avenir, à l’heure où le vivre en ville devient autre chose qu’une formule électorale. Vivre sa ville, rester en ville, vivre sa vie. Vivre, tout simplement... Une rencontre, prévue au départ pour parler de deux villes rivales que leurs maires vont marier pour le meilleur d’une région pas pire qu’une autre : Dijon-Besançon.

Tensions entre commerçants, chômeurs, habitants du centre et des banlieues, entre jeunes et vieux, la vie dans nos villes n’a rien d’un long fleuve tranquille.

À Besançon, l’eau est là pour calmer les esprits, à la fin d’années de travaux du tram qui ont perturbé le cours des jours pour donner un résultat qui fait des envieux. À Dijon, on avait envie d’entendre quelqu’un nous donner sa vision actuelle de la ville qui se prépare à jouer demain le rôle de capitale régionale. Dijon, future Métropole d’un centre-est aux contours encore mal définis...
Retour donc à Besançon pour l’équipe de Bing Bang, en cette fin d’année, après un numéro d’été qui a fait grincer des dents chez certains Bisontins, à commencer par le premier d’entre eux, à l’heure d’une réforme régionale mal comprise. Une véritable redécouverte d’une ville qui a bougé, en quinze ans, plus que nous ne l’avions imaginé. Comme Dijon. Et qui continue de nous surprendre. Comme Dijon aussi, d’ailleurs. Même si l’on est censé mieux connaître la ville où l’on vit.

Commerces, vie au quotidien, centre ancien, sorties à pied, en tram, en vélo, on a posé plus de questions qu’on a eu de vraies réponses. Qu’importe, on continuera en 2016. L’année d’après, comme on l’appelle déjà.
Profitons du mariage (ou du Pacs, si vous préférez !) pour nous ouvrir aux autres, en un temps où on aurait d’ordinaire plus envie d’hiberner. L’heure n’est pas au repli, on a la chance d’avoir deux vies à partager, deux villes qui se battent, deux villes qui s’ouvrent à un nouveau destin. Même si certains font tout pour nous empêcher de vivre cet instant et de vivre, tout simplement, ce n’est pas le moment de nous enfermer sur nous-mêmes.

Pax sur la terre aux villes et aux maires de bonne volonté...

13 novembre 2015. Enfant tenant le drapeau français

Paris, 13 novembre, 130 victimes. Tant de douleurs, de larmes.

100 fois se dire que c’est difficile d’écrire. Vouloir tout dire, ne pas réussir, décider de le faire quand même. Vouloir écrire liberté, égalité, fraternité, partage, désir. Face à la barbarie, écrire que nous sommes debout mais pleurer quand même. Dire que l’art et la culture sont notre vie. Dire les bravos, les spectacles, les salles, l’émotion. Vouloir dire la magie de la création. Vouloir vivre pour tout cela, ensemble.

Christine Martin


 
 

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